Publication des oeuvres des membres du Club des Poètes de l'Adour
Nul ne pourra l’ôter ».
Il a coulé le fleuve des saisons passées,
Tristesse, amertume ont fui avec le temps,
L’enthousiasme joint à la sérénité.
L’accent d’une musique, écho d’un jeune amour
Que ravive aujourd’hui une douce amitié,
Gravir nos Pyrénées, effort récompensé :
Au loin, notre océan, toujours recommencé.
Bien plus tard, tu m’as dit :
« Tu attends trop des autres, qui es-tu pour blâmer ?
Regarde ton passé ».
La guerre démentielle, cadeau d’adolescence
T’as révélé l’horreur, et l’absurde souffrance :
Tout se mérite ici, il faut savoir lutter
Corps à corps avec soir, ses anges, ses démons,
Jusqu’au jour où la grâce inonde
Ta vision.
Je demandais alors « comment y accéder »
Dans notre monde dur où règne la violence
Les uns meurent de faim,
Les autres d’abondance
Combien est difficile pour sa pauvre conscience
La partage d’amour avec tout l’univers !
Donne-moi donc la clef ?
Sais-tu, il est grand temps
Tu m’avais dit pourtant…
Tiens
Tu ne dis plus rien …
Paule Duhar