Publication des oeuvres des membres du Club des Poètes de l'Adour
Désiré, blessé, impulsif, fidèle,
Marche dans des rues propres le jour, pleines d’ombres
furtives la nuit,
Sa vie dévale dans le fracas de tambours, de l’avalanche nuisible,
De vagues en furie.
S.D.F. de mon cœur, ton visage ressemble à une horloge d’un temps,
Qui s’est arrêté un jour,
Belle de jeunesse fanée ;
Ta croyance s’est ornée d’archaïsme, de bienveillance, de patience ;
Du haut de la voûte gothique de la cathédrale de Bayonne,
Du feu follet des cieux,
D’un cierge illuminant une vie sans espérance.
J’entends ta voix résignée et ton cœur énorme résonner en moi
Et s’écrier dans un vide de plus en plus sidéral :
« Ma famille, je ne vous hais point, bien que vous m’ayez abandonné ».
Olivier Koch